STANDARD OFFICIEL DE RACE
AMERICAN PIT BULL TERRIER
Pays d’origine : États-Unis d’Amérique
Origines historiques : Grande-Bretagne, Irlande et Écosse ; développement sélectif ultérieur aux États-Unis
Utilisation : chien Bull-Type, travail, sport, performance, activités cynophiles et compagnie
Classification WDF : Groupe 4 – Bull Type Dogs
VARIÉTÉS OFFICIELLES WDF
Classic
Sport Type
Exotic
1. PRINCIPE FONDAMENTAL DU STANDARD
L’American Pit Bull Terrier constitue une seule race.
La World Dog Federation reconnaît deux modèles morpho-fonctionnels :
CLASSIC
Type plus compact, plus plein et morphologiquement plus substantiel, tout en conservant athlétisme, agilité et fonctionnalité.
SPORT TYPE
Type davantage construit selon des critères biomécaniques de performance, dans lequel le rapport poids/taille, les leviers squelettiques, l’élasticité musculaire et la capacité respiratoire prennent une importance particulière.
EXOTIC
Ne constitue pas un troisième modèle anatomique.
Il identifie exclusivement un sujet :
Classic – Exotic
ou :
Sport Type – Exotic
dont la différence par rapport à la variété morphologique correspondante est exclusivement chromatique.
2. IMPRESSION GÉNÉRALE
L’American Pit Bull Terrier doit immédiatement paraître :
- puissant ;
- athlétique ;
- musclé ;
- sûr de lui ;
- agile ;
- fonctionnel.
Il ne doit jamais ressembler à un chien sélectionné uniquement pour la masse corporelle.
La musculature doit être évidente mais fonctionnelle.
Un sujet correct doit pouvoir :
- accélérer ;
- changer de direction ;
- pousser ;
- tirer ;
- sauter ;
- soutenir une activité prolongée ;
- respirer librement pendant l’effort.
3. DIFFÉRENCE GÉNÉRALE CLASSIC / SPORT TYPE
CLASSIC
Le Classic présente :
- une structure modérément plus pleine ;
- un crâne plus large ;
- un museau légèrement plus court que le Sport Type, mais jamais brachycéphale ;
- un thorax plus plein ;
- une ossature plus substantielle ;
- des masses musculaires plus visibles ;
- une construction légèrement plus compacte.
Il doit néanmoins conserver son agilité.
SPORT TYPE
Le Sport Type présente :
- une silhouette plus sèche ;
- un rapport taille/poids plus élevé ;
- une construction tendant vers le carré ;
- des membres relativement plus fonctionnels et secs ;
- des leviers postérieurs plus longs ;
- une musculature longue et profonde plutôt que globuleuse ;
- un thorax elliptique et particulièrement efficace ;
- une impression plus marquée d’élasticité.
4. PROPORTIONS GÉNÉRALES – CLASSIC
Chez le Classic, le corps est légèrement plus long que la hauteur au garrot.
Chez les femelles, cette caractéristique peut être légèrement plus marquée.
La distance du coude au sol doit correspondre approximativement à :
1/2 de la hauteur au garrot.
Une construction excessivement basse sur pattes est incompatible avec le type.
Le poids doit être correctement réparti entre l’avant-main et l’arrière-main.
5. PROPORTIONS GÉNÉRALES – SPORT TYPE
Vu de profil, le Sport Type tend vers un format carré.
La distance indicative :
épaule → hanche
doit se rapprocher de la distance :
épaule → sol.
Dans la sélection sportive, le rapport taille/poids revêt une importance particulière :
à poids égal, le sujet le plus athlétique et relativement le plus haut est préféré, à condition qu’il reste parfaitement proportionné.
6. TÊTE – PRINCIPE GÉNÉRAL
La tête constitue l’un des éléments d’identification les plus importants de la race.
Elle doit être :
- puissante ;
- proportionnée ;
- bien ciselée ;
- fonctionnelle.
Elle ne doit pas devenir une masse disproportionnée par rapport au corps.
Une tête énorme ajoute un poids inutile et réduit l’efficacité athlétique.
7. TÊTE – CLASSIC
La tête Classic est :
large, puissante et relativement compacte.
Vue de face
Elle doit présenter un coin large et émoussé, et non une forme pointue.
Vue de profil
Le crâne et la ligne supérieure du museau doivent être sensiblement parallèles.
Vue de dessus
Le crâne est large et ne se rétrécit que modérément vers le stop.
La tête doit paraître :
- large ;
- profonde ;
- forte ;
- mais proportionnée au corps.
8. TÊTE – SPORT TYPE
Chez le Sport Type, la tête suit une géométrie différente.
Vue de dessus
En forme de coin.
Vue de profil
En forme de coin.
Vue de face
Arrondie.
La largeur de la tête vue de face doit être approximativement :
2/3 de la largeur des épaules.
La taille de la tête doit toujours être proportionnée au corps.
9. RAPPORT CRÂNE/MUSEAU – CLASSIC
Chez le Classic :
museau : crâne ≈ 2 : 3
Le museau est donc plus court que la région crânienne.
Il ne doit toutefois pas devenir :
- court ;
- aplati ;
- brachycéphale.
La capacité respiratoire doit rester complète.
10. RAPPORT CRÂNE/MUSEAU – SPORT TYPE
Chez le Sport Type, la tête est plus équilibrée longitudinalement.
La distance :
truffe → stop
doit être approximativement équivalente à la distance :
stop → arrière de la tête.
Rapport indicatif :
1 : 1
entre le segment facial et le segment postérieur de la tête.
11. CRÂNE – CLASSIC
Le crâne doit être :
- large ;
- profond ;
- plat ou légèrement arrondi ;
- large entre les oreilles.
Vu de dessus, la boîte crânienne se rétrécit modérément vers le stop.
Un sillon médian est présent et tend à s’atténuer du stop vers l’occiput.
La musculature des joues est évidente mais ne doit pas produire de rides permanentes.
12. CRÂNE – SPORT TYPE
Chez le Sport Type, le crâne doit conserver la forme générale en coin sans devenir étroit.
Il doit présenter suffisamment de :
- profondeur ;
- largeur ;
- soutien squelettique.
La tête doit être profonde du sommet du crâne à la mandibule.
La région sous-orbitaire doit être bien remplie, assurant un soutien structurel à la dentition supérieure.
13. JOUES – CLASSIC
Musculature massétérine :
- évidente ;
- puissante ;
- pleine.
Les joues ne doivent pas transformer la tête en bloc globuleux.
Les plis permanents sont indésirables.
14. JOUES – SPORT TYPE
Les joues sont particulièrement importantes dans la géométrie du Sport Type.
À titre indicatif, elles doivent être environ :
25 % plus larges que le cou à la base du crâne.
La musculature doit être :
- longue ;
- fonctionnelle ;
- définie.
Non artificiellement gonflée.
15. STOP – CLASSIC
Le stop est :
bien défini et modérément profond.
Il ne doit pas être :
- extrêmement vertical ;
- excessivement profond ;
- d’apparence brachycéphale.
Crâne et museau conservent des axes sensiblement parallèles.
16. STOP – SPORT TYPE
Chez le Sport Type, le stop agit comme point central des proportions longitudinales de la tête.
Il ne doit pas casser brutalement le profil.
Les distances stop-truffe et stop-arrière du crâne doivent être sensiblement équivalentes.
17. MUSEAU – CLASSIC
Museau :
- large ;
- profond ;
- puissant ;
- légèrement effilé vers la truffe.
La ligne supérieure doit être droite.
Il existe une légère réduction de volume sous les yeux.
La mandibule doit être :
- large ;
- profonde ;
- forte.
18. MUSEAU – SPORT TYPE
Le museau du Sport Type est :
- rectiligne ;
- bien développé ;
- globalement box-like ;
- fonctionnel.
Il ne doit pas paraître :
- pointu ;
- faible ;
- court.
Le chanfrein doit être suffisamment développé.
La région sous les yeux doit présenter un remplissage suffisant pour soutenir la structure dentaire et les canines supérieures.
19. LÈVRES – CLASSIC
Nettes.
Tendues.
Bien appliquées.
Les lèvres pendantes prononcées ne sont pas admises.
Des lèvres lourdes gêneraient le bon fonctionnement de la bouche.
20. LÈVRES – SPORT TYPE
Elles doivent être :
particulièrement jointives et sèches.
Chez le type sportif, aucune lourdeur des tissus mous n’est souhaitée.
21. TRUFFE – CLASSIC
Grande.
Bien développée.
Narines :
- larges ;
- ouvertes.
Toutes les pigmentations génétiquement cohérentes sont admises.
22. TRUFFE – SPORT TYPE
Le chanfrein doit être bien développé.
Narines particulièrement :
- ouvertes ;
- larges ;
- fonctionnelles.
L’appareil respiratoire doit pouvoir soutenir une activité physique intense et prolongée.
La couleur ne détermine pas la valeur morphologique.
23. MÂCHOIRES
Dans les deux variétés :
- maxillaire supérieur robuste ;
- mandibule profonde ;
- mandibule suffisamment large.
Articulé idéal :
en ciseaux.
24. DENTITION – CLASSIC
Dentition complète et régulière.
Dents :
- blanches ;
- fortes ;
- uniformément réparties.
Prognathisme, rétrognathisme et déviations mandibulaires sont des défauts graves.
25. DENTITION – SPORT TYPE
Les incisives doivent fermer en ciseaux.
Les canines doivent être :
- larges à la base ;
- progressivement effilées ;
- fermement implantées.
Les canines supérieures doivent se placer étroitement derrière les inférieures lorsque la bouche est fermée.
La dentition doit être saine et fonctionnelle.
26. YEUX – CLASSIC
De taille moyenne.
Tendant vers une forme ronde.
Bien espacés.
Placés relativement bas dans le crâne.
Ils ne doivent pas être :
- saillants ;
- globuleux ;
- trop superficiels.
Dans le modèle WDF, les couleurs oculaires génétiquement cohérentes avec la robe sont admises.
27. YEUX – SPORT TYPE
Les yeux constituent l’une des différences les plus visibles.
Ils doivent être :
- petits ;
- profondément enchâssés.
Vus de face
Elliptiques.
Vus de profil
Tendant vers le triangulaire.
Cette conformation offre une meilleure protection anatomique.
28. OREILLES – CLASSIC
Petites à moyennes.
Attachées haut.
Sont admises :
- naturelles ;
- en rose ;
- semi-dressées.
Ne sont pas préférées les oreilles :
- très larges ;
- complètement tombantes ;
- lourdes.
29. OREILLES – SPORT TYPE
Attachées haut sur la tête.
De préférence :
en rose.
Elles doivent contribuer à maintenir une tête légère et fonctionnelle.
La coupe des oreilles ne doit conférer aucun avantage morphologique.
La législation nationale prévaut toujours concernant l’otectomie.
30. COU – CLASSIC
Longueur modérée.
Fortement musclé.
Légèrement arqué sur sa partie supérieure.
S’élargit progressivement vers les épaules.
Peau bien appliquée.
Le cou ne doit pas être :
- court et étouffé ;
- extrêmement épais ;
- faible.
31. COU – SPORT TYPE
Plus long dans l’impression générale que chez le Classic.
Il doit être :
- fortement musclé jusqu’à la base du crâne ;
- sec ;
- suffisamment long.
Avec la tête portée naturellement, environ 2/3 de la tête doivent émerger au-dessus de la ligne dorsale.
32. ÉPAULES – CLASSIC
Omoplates :
- longues ;
- larges ;
- musclées ;
- bien inclinées vers l’arrière.
L’humérus doit avoir une longueur approximativement équivalente à l’omoplate.
L’angle scapulo-huméral apparent se rapproche de :
90°.
33. ÉPAULES – SPORT TYPE
Les épaules doivent être légèrement plus larges que la cage thoracique au niveau de la huitième côte.
Omoplate :
- large ;
- plate ;
- bien inclinée.
Angle indicatif par rapport au sol :
45° ou moins.
Cela offre une surface suffisante pour l’insertion d’une musculature fonctionnelle.
34. HUMÉRUS – CLASSIC
De longueur approximativement égale à l’omoplate.
Il doit positionner correctement le coude sous le corps.
Une longueur insuffisante de l’humérus réduit :
- l’allonge ;
- l’équilibre ;
- l’efficacité du mouvement.
35. HUMÉRUS – SPORT TYPE
L’humérus doit être orienté en sens opposé à l’omoplate avec un angle indicatif proche de :
45°.
Il doit être suffisamment long pour amener le coude au niveau de la partie inférieure de la cage thoracique.
La géométrie combinée omoplate-humérus détermine :
- élasticité ;
- absorption des impacts ;
- progression efficace vers l’avant.
36. COUDES – CLASSIC
Bien au corps.
Ni :
- ouverts ;
- excessivement serrés.
Ils doivent se mouvoir parallèlement.
37. COUDES – SPORT TYPE
Particulièrement proches de la paroi thoracique.
Ils doivent maintenir le mouvement dans le même plan que le membre.
La bonne position du coude est essentielle pour transmettre la force de l’avant-main sans dispersion latérale.
38. AVANT-BRAS – CLASSIC
Fort.
Musclé.
Perpendiculaire au sol.
Ossature :
- substantielle ;
- mais non excessive.
39. AVANT-BRAS – SPORT TYPE
L’avant-bras doit être légèrement plus long que l’humérus.
Sa structure doit être solide.
À titre indicatif, l’épaisseur de l’avant-bras est environ deux fois celle du métatarse au niveau du jarret.
Cela crée le contraste fonctionnel typique :
avant-main robuste / arrière-main plus légère et élastique.
40. MÉTACARPE – CLASSIC
Court.
Puissant.
Souple.
Vu de profil, presque vertical.
41. MÉTACARPE – SPORT TYPE
Il doit posséder suffisamment d’élasticité pour absorber l’impact et restituer l’énergie.
Le chien doit paraître haut sur les doigts, et non affaissé sur les métacarpes.
42. PIEDS – CLASSIC
Ronds.
Proportionnés.
Bien arqués.
Compacts.
Coussinets :
- robustes ;
- épais ;
- bien amortis.
43. PIEDS – SPORT TYPE
Plus petits et plus serrés.
Doigts :
- hauts ;
- rapprochés ;
- fortement arqués.
Coussinets :
- épais ;
- bien développés.
Cette configuration favorise :
- traction ;
- élasticité ;
- changements de direction.
44. THORAX – CLASSIC
Profond.
Bien rempli.
Modérément large.
Il doit offrir suffisamment d’espace pour :
- le cœur ;
- les poumons.
La largeur du thorax ne doit pas dépasser la profondeur de manière exagérée.
Les côtes s’étendent bien vers l’arrière et sont bien cintrées dorsalement.
45. THORAX – SPORT TYPE
Le thorax est :
- profond ;
- elliptique ;
- relativement étroit dans sa partie inférieure.
Le prosternum doit être visible.
Vu de profil, le fond de la cage thoracique doit atteindre au moins le niveau du coude.
Les côtes :
- sont bien ouvertes dorsalement ;
- se rétrécissent progressivement vers le bas ;
- s’étendent bien vers l’arrière en direction de la région lombaire.
Cette forme augmente la capacité d’expansion et de contraction pendant la respiration.
46. DOS – CLASSIC
Fort.
Compact.
Stable.
La ligne du dessus ne descend que légèrement depuis le garrot.
La région lombaire est :
- courte ;
- musclée ;
- légèrement arquée.
47. DOS ET REINS – SPORT TYPE
Le dos doit être court et fort.
La région lombaire doit être :
- suffisamment large ;
- suffisamment longue pour compléter le format carré ;
- souple.
Des reins trop courts réduisent l’élasticité.
Des reins trop longs ajoutent du poids et réduisent vitesse et agilité.
48. BASSIN – CLASSIC
Musclé.
Modérément incliné.
Il doit s’harmoniser avec l’arrière-main sans produire une croupe excessivement tombante.
49. BASSIN – SPORT TYPE
Le bassin constitue un élément fondamental de la propulsion.
Il doit être :
- long ;
- incliné ;
- suffisamment large.
Angle idéal indicatif par rapport au sol :
environ 30°.
Une croupe courte ou plate limite le levier postérieur.
50. CUISSE – CLASSIC
Bien développée.
Masse musculaire :
- évidente ;
- puissante ;
- équilibrée.
Ni globuleuse ni disproportionnée.
51. CUISSE – SPORT TYPE
La musculature doit être longue et profonde.
Les insertions musculaires doivent se prolonger largement au-delà de l’articulation, produisant des muscles :
- lisses ;
- longs ;
- définis.
Ils ne doivent pas être courts ni ramassés.
52. FÉMUR – SPORT TYPE
Le fémur doit être suffisamment long pour positionner le grasset approximativement dans le :
tiers supérieur de l’ensemble postérieur.
La géométrie doit permettre un levier correct.
53. TIBIA/FIBULA – SPORT TYPE
Le tibia-fibula constitue le segment osseux le plus long de l’ensemble postérieur dans le modèle sportif.
Cette plus grande longueur favorise :
- levier ;
- accélération ;
- élasticité ;
- extension.
54. GRASSET
Classic
Bien angulé et stable.
Sport Type
Nettement angulé, mais sans excès.
L’angulation résulte du bon rapport entre :
- fémur ;
- tibia ;
- insertions musculaires.
Un grasset trop droit réduit la capacité propulsive.
55. JARRET – CLASSIC
Bien fléchi.
Relativement bas.
Métatarses :
- perpendiculaires ;
- parallèles.
56. JARRET – SPORT TYPE
Le segment inférieur de l’arrière-main doit paraître :
- relativement fin ;
- léger ;
- élastique.
Métatarses de longueur modérée.
Jarrets parallèles en mouvement.
La plus grande légèreté de l’extrémité distale du postérieur réduit l’inertie et favorise accélération et agilité.
57. QUEUE – CLASSIC
Attachée comme prolongement naturel de la ligne du dessus.
Épaisse à la base.
S’affine progressivement.
Au repos, elle atteint approximativement le jarret.
En mouvement, elle peut s’élever jusqu’au niveau de la ligne dorsale.
Elle ne doit pas s’enrouler sur le dos.
58. QUEUE – SPORT TYPE
Attachée relativement bas, en cohérence avec un bassin long et incliné.
Épaisse à la base.
S’affine progressivement.
Elle doit atteindre approximativement la pointe du jarret.
Au repos, elle adopte la forme caractéristique légèrement courbée vers le bas dite pump-handle.
59. PEAU – CLASSIC
Bien appliquée.
Sans rides permanentes.
Modérément épaisse.
60. PEAU – SPORT TYPE
Plus épaisse dans les régions :
- cervicale ;
- thoracique.
Elle peut présenter une mobilité locale légèrement supérieure.
Sur le reste du corps, elle doit être bien appliquée.
61. ROBE
Pour les deux variétés :
- courte ;
- compacte ;
- bien appliquée ;
- brillante ;
- modérément rêche.
La brillance du poil doit être associée à un bon état général.
Incorrects :
- poil long ;
- poil laineux ;
- poil bouclé ;
- poil très clairsemé.
62. DIMENSIONS CLASSIC
MÂLES
Hauteur indicative : 45,7–53 cm
Poids souhaitable : 16–27 kg
FEMELLES
Hauteur indicative : 43–50,8 cm
Poids souhaitable : 14–23 kg
La proportion poids/taille est plus importante que la mesure absolue.
63. DIMENSIONS SPORT TYPE
La priorité est donnée au rapport :
taille / poids / fonctionnalité.
Le poids idéal d’exposition en condition athlétique se situe approximativement entre :
30 et 75 lb, soit environ 13,6–34 kg.
La WDF peut conserver comme plage sportive ordinaire préférentielle :
13–25 kg
sans utiliser le poids comme limite rigide.
Un chien plus lourd peut être correct s’il est :
- athlétique ;
- proportionné ;
- sec ;
- fonctionnel.
64. CONDITION CORPORELLE SPORT TYPE
Le sujet adulte doit être présenté en véritable condition athlétique.
Sont souhaitables :
- muscles définis ;
- abdomen sec ;
- perception légère des côtes ;
- structure visible sans émaciation.
Les saillies des hanches ne doivent pas être pathologiquement visibles.
L’objectif est un chien entraîné, non sous-alimenté.
65. MOUVEMENT – CLASSIC
Au trot :
- libre ;
- fluide ;
- puissant ;
- coordonné.
Bonne extension antérieure.
Bonne propulsion postérieure.
La ligne du dessus reste stable.
Avec l’augmentation de la vitesse, les membres convergent naturellement vers la ligne médiane.
66. MOUVEMENT – SPORT TYPE
Le mouvement doit démontrer :
- élasticité ;
- puissance ;
- équilibre ;
- rapidité.
Le mouvement correct résulte de l’équilibre entre :
- omoplate ;
- humérus ;
- bassin ;
- fémur ;
- tibia ;
- jarret.
L’arrière-main doit fonctionner comme un système élastique de leviers, et non comme une masse musculaire rigide.
67. CLASSIC – RÉSUMÉ MORPHOLOGIQUE
Le Classic doit présenter :
tête : large, coin émoussé de face
crâne : large et plat/modérément arrondi
museau : large et profond, environ 2/3 de la longueur crânienne
stop : défini et modéré
yeux : moyens, relativement ronds, bas et espacés
cou : modéré et très musclé
thorax : profond et modérément large
ossature : substantielle mais proportionnée
musculature : puissante et définie
corps : légèrement plus long que haut
mouvement : puissant mais agile.
68. SPORT TYPE – RÉSUMÉ MORPHOLOGIQUE
Le Sport Type doit présenter :
tête : en coin vue de dessus et de profil, arrondie de face
largeur de tête : environ 2/3 des épaules
proportion de tête : truffe-stop ≈ stop-arrière du crâne
yeux : petits, profonds, elliptiques de face et triangulaires de profil
cou : long et fortement musclé
omoplate : environ 45° ou moins par rapport au sol
humérus : orienté en sens opposé, environ 45°
avant-bras : légèrement plus long que l’humérus
thorax : profond et elliptique
bassin : long, large, environ 30°
musculature : longue, profonde et lisse
tibia : relativement long
jarret : léger, élastique et bas
pied : petit, serré et haut sur les doigts
corps : tendant vers le carré.
69. EXOTIC – PRINCIPE
L’Exotic ne modifie aucune des caractéristiques précédentes.
Un :
Classic Exotic
doit respecter intégralement les paramètres Classic.
Un :
Sport Type Exotic
doit respecter intégralement les paramètres Sport Type.
La seule différence concerne :
la couleur et/ou le patron.
70. COULEURS EXOTIC
Sont admises notamment :
- Blue ;
- Blue Fawn ;
- Lilac ;
- Chocolate ;
- Isabella ;
- Merle ;
- combinaisons diluées ;
- combinaisons chromatiques génétiquement documentables ;
- autres couleurs Exotic reconnues par le Registre WDF.
71. MERLE – DIFFÉRENCE ENTRE LES STANDARDS DE RÉFÉRENCE ET LE STANDARD WDF
Ce point doit être explicite.
La WDF adopte une réglementation autonome.
La WDF :
reconnaît le Merle dans la variété Exotic
mais le soumet à une réglementation génétique précise.
72. INTERDICTION ABSOLUE MERLE × MERLE
Sans exception, est interdit :
MERLE × MERLE
Cela comprend :
- merle visible ;
- minimal merle ;
- cryptic merle génétiquement confirmé ;
- toute couleur de base ;
- Classic ;
- Sport Type.
L’interdiction s’applique indépendamment de l’intensité visuelle du patron.
73. TEST GÉNÉTIQUE
En cas de doute phénotypique sur le statut merle, un test génétique spécifique doit être effectué avant la reproduction.
Un sujet merle ne peut être accouplé qu’avec un :
non-merle génétiquement compatible.
74. BLUE
La couleur Blue est admise.
La truffe, les lèvres, les bords des paupières, les ongles et les coussinets peuvent présenter une pigmentation diluée génétiquement cohérente.
La dilution physiologique ne doit pas être confondue avec une dépigmentation pathologique.
75. SANTÉ DE L’EXOTIC
La couleur ne doit pas primer sur la sélection sanitaire.
Un sujet Exotic doit répondre aux mêmes exigences concernant :
- appareil locomoteur ;
- capacité respiratoire ;
- tempérament ;
- structure ;
- fonctionnalité
que le Classic ou Sport Type correspondant.
76. DÉFAUTS CLASSIC
Doivent être pénalisés :
- tête excessivement massive ;
- museau trop court ;
- lèvres pendantes ;
- cou trop court ;
- thorax trop large ;
- ossature excessive ;
- membres trop courts ;
- musculature limitant le mouvement.
77. DÉFAUTS SPORT TYPE
Doivent être pénalisés :
- tête trop grande ;
- crâne lourd ;
- cou court ;
- corps long ;
- thorax cylindrique ;
- omoplate verticale ;
- humérus court ;
- coudes ouverts ;
- métacarpes faibles ;
- bassin court ;
- grasset droit ;
- muscles postérieurs courts et globuleux ;
- jarrets lourds ;
- pieds ouverts.
78. DÉFAUTS ÉLIMINATOIRES
Doivent entraîner l’exclusion de l’évaluation :
- déformations structurelles invalidantes ;
- membres excessivement courts ;
- thorax gênant le mouvement ;
- grave difficulté respiratoire ;
- grave déviation mandibulaire ;
- incapacité locomotrice ;
- nanisme pathologique ;
- queue en tire-bouchon ;
- cryptorchidie unilatérale ou bilatérale ;
- surdité cliniquement significative ;
- albinisme pathologique ;
- agressivité incontrôlée envers l’homme ;
- timidité extrême.
79. PRINCIPE ANTI-HYPERTYPE
La WDF établit qu’aucun APBT ne peut obtenir un avantage morphologique par une exagération incompatible avec la fonction.
Ne doivent pas être récompensés :
- poids excessif ;
- tête gigantesque ;
- crâne disproportionné ;
- museau brachycéphale ;
- thorax extrêmement large ;
- membres très courts ;
- ossature pathologiquement lourde ;
- muscles si volumineux qu’ils limitent le mouvement.
80. ENREGISTREMENT GÉNÉALOGIQUE
Chaque sujet doit être enregistré en distinguant :
Race : American Pit Bull Terrier
Variété morphologique : Classic / Sport Type
Classe chromatique : Traditional / Exotic
Couleur : spécifique
Patron : spécifique
Statut Merle : lorsque applicable
Puce électronique
ADN de filiation
Généalogie
Contrôles sanitaires
81. FORMULE OFFICIELLE DE CLASSIFICATION
Exemples :
American Pit Bull Terrier – Classic – Red
American Pit Bull Terrier – Classic – Exotic – Blue
American Pit Bull Terrier – Sport Type – Black
American Pit Bull Terrier – Sport Type – Exotic – Merle
82. PRINCIPE FINAL WORLD DOG FEDERATION
L’American Pit Bull Terrier doit rester avant tout :
un chien athlétique et fonctionnel.
Le Classic exprime une construction plus pleine, plus compacte et plus puissante selon le modèle morphologique moderne, sans perdre d’agilité.
Le Sport Type exprime une construction plus directement orientée vers la biomécanique de la performance : tête plus en coin, corps tendant vers le carré, thorax elliptique, leviers postérieurs longs, insertions musculaires profondes, arrière-main élastique et rapport taille/poids favorable.
L’Exotic ne modifie aucun de ces deux modèles.
Il définit exclusivement une expression chromatique différente.
La WDF reconnaît également Blue, Merle et d’autres couleurs Exotic, mais :
MERLE × MERLE EST TOUJOURS ET ABSOLUMENT INTERDIT.
La sélection de l’American Pit Bull Terrier doit préserver simultanément :
typicité, athlétisme, santé, équilibre du caractère, biomécanique, génétique et traçabilité généalogique.